Presse-Artikel

 

Bericht erschienen im Online Portal von L’Orient-Le Jour, Beirut (Libanon)

Sarah Biasini, clair de femme...

Par Zéna ZALZAL | 08/06/2012

 Sarah Biasini, un sourire rayonnant... Photo Michel Sayegh

Rencontre Son visage lumineux rappelle, avec émotion, celui de sa mère : Romy Schneider. Mêmes yeux bleu azur, petit nez et auréole de cheveux dorés, et surtout ce même sourire magnifique, éclatant, qui la transfigure... Et la rend tout simplement « Clair de femme »* Sarah Biasini !
Zéna ZALZAL
 
Rencontre, dans le lobby de l’hôtel à Beyrouth où, dans le cadre du Festival du printemps, elle interprète ce soir, en représentation unique au théâtre Monnot** Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig.
Menue et délicate, en dépit d’une mâchoire volontaire, un
air de jeune fille en fleur malgré ses 34 ans, il émane de Sarah Biasini un charme naturel, une séduction non apprêtée. Un mélange de fraîcheur, de simplicité et de gentillesse qui enrobent une personnalité que l’on devine dense et « habitée ».
 
Pas poseuse pour un sou, cette jeune femme au visage nu, qui se soumet avec un détachement non simulé au mitraillage du photographe. À qui elle lancera, en fin de séance, un charmant: «Choukran Michel.» Une actrice qui ne contrôle pas son image, ne cultive pas son ego, préférant plutôt parler de la pièce et souligner, avec une vraie générosité, la contribution de chacun de ses partenaires à cette adaptation scénique d’une nouvelle de Stefan Zweig écrite en 1922. «De cette longue lettre d’environ 25 pages adressée par une femme à l’homme
 
qu’elle a toujours aimé secrètement, Michael Stampe a tiré une adaptation pour un duo d’acteurs – Thomas Cousseau et moi-même – qui reste totalement respectueuse du texte. Et c’est Christophe Lidon, avec qui je collabore pour la 4e fois, qui l’a mise en scène au théâtre des Mathurins». La pièce y a tenu l’affiche durant toute l’année 2011. Et repartira sur les routes de France, début 2013, pour une tournée en province, après ce passage exceptionnel au Liban.
 

Réticente au départ à interpréter «cette histoire de passion dévastatrice et mortelle», car «je venais de sortir d’un rôle dramatique», dit-elle, Sarah Biasini y a, néanmoins, recueilli tous les suffrages. Autant ceux de la critique que du public, qui ont unanimement salué la qualité et l’intensité de son jeu.
Aurait-elle des points communs avec son personnage?
«Oh, comme elle, j’ai aimé des hommes sans leur dire et de manière obsessionnelle. Des hommes mariés, des situations impossibles avec leur lot de fantasmes et de projections. C’était horrible, mais ça ne m’a heureusement pas détruite. La preuve... » lance-t-elle, mutine, dans un grand rire cristallin.

Rattrapée par ses gènes


Un rire, un sourire qu’on ne peut pas ne pas associer à ceux de son icône de mère. La mythique Romy Schneider, décédée alors que Sarah n’avait que 4 ans et dont on pressent l’impact que sa présence/absence a pu avoir sur sa vie. À commencer par son choix de carrière relativement tardif. «En fait, j’ai commencé par étudier l’histoire de l’art à la Sorbonne parce que je me destinais au métier de restauratrice. J’aimais bien l’idée de travailler à la conservation des œuvres, à la réparation des choses. Et puis, à 24 ans, avant qu’il ne soit trop tard, j’ai décidé de ne plus être malheureuse et de faire ce que j’avais toujours eu envie de faire: devenir comédienne. J’ai suivi des cours au Lee Strasberg Institute à Los Angeles et à l’Actor Studio à New York, et, de retour en France, je me suis lancée.»
Finalement, ne choisit-on pas d’être actrice pour « réparer des choses?». Hésitation. Elle réfléchit un moment avant d’asséner un «non» ferme. «Parce que je pense qu’il faut aller bien pour bien jouer. Il faut déjà avoir fait un travail sur soi, être bien dans sa tête. Même s’il faut aussi avoir connu la dépression...» ajoute-t-elle sibylline.
Rattrapée par ses gènes, cette fille, petite-fille et arrière-petite-fille de comédiens alterne, depuis 2004, planches et plateaux de cinéma avec une prédilection pour les rôles de personnages à multiples facettes. Des choix de «pièces et de films intelligents», qui la confinent, cependant, trop souvent à son goût dans le registre dramatique. Serait-ce là aussi une sorte d’héritage maternel? «Absolument pas, réfute-t-elle, je fais tout simplement avec ce qu’on me propose. Il se trouve que les pièces dramatiques se sont succédé ces derniers temps. Là, par contre, je suis sur un projet de comédie qui m’enchante et qui devrait, en principe, se concrétiser en janvier prochain.»

D’ailleurs, dans le registre dramatique, elle a refusé de jouer le rôle de Romy dans le biopic que Gérard Danon et sa fille Géraldine produisent et réalisent à l’occasion du 30e anniversaire de son décès. Un film pour le tournage duquel Sarah Biasini a néanmoins donné son accord, «parce que ce sont des personnes de confiance, dit-elle. Et que l’image de Romy Schneider appartient à tout le monde... Mais cela n’empêche que je ne peux ni interpréter son rôle ni voir sa vie, la vie de ma famille, de mes proches, sur écran. C’est ma mère et, à ce titre, il y a des choses que j’ai juste envie de garder pour moi... » conclut-elle.

* Titre d’un film de Costa-Gavras avec Romy Schneider.
**Représentation unique ce soir à 21h. Entrée libre

 

 


© Für dieses Foto und diesen Text / Pour cette photo, et pour ce texte
Mit freundlicher Genehmigung von / Avec l’aimable autorisation de Zéna ZALZAL, L ´Orient-Le Jour.com
 

Übersetzung


 
Sarah Biasini, clair de femme...
(etwa: Sarah Biasini, die Strahlkraft einer Frau...)
 

Begegnung.  Ihr strahlendes Gesicht erinnert, mit Emotion, an dasjenige ihrer Mutter: Romy Schneider. Dieselben azurblauen Augen, die kleine Nase und der Heiligenschein aus goldenem Haar und vor allem desselbe herrlich schallende Lachen, das verklärt... Und daraus wird ganz einfach « Clair de femme »* Sarah Biasini !

Treffen in der  Lobby des Hotels in Beirut, wo sie, im Rahmen des Festivals des Frühlings, heute Abend in der einzigen Vorstellung im Theater Monnot ** Brief einer Unbekannten von Stefan Zweig spielt. Zierlich und zart, trotz markantem Kiefer, ein Hauch von Flower Girl.  Trotz ihrer 34 Jahre geht von Sarah Biasini ein natürlicher Charme aus, eine nicht gekünstelte Verführung. Eine Mischung aus Frische, Einfachheit und Liebenswürdigkeit, die eine Persönlichkeit umhüllen, von der man annimmt, dass sie gefestigt ist und sich wohl in ihrer Haut fühlt.

Nicht im Geringsten angeberisch diese junge Frau mit ungeschminktem Gesicht, die sich  dem Beschuß des Fotografen mit einer nicht vorgetäuschten Gleichgültigkeit unterzieht. Dem sie, am Ende des Shootings, ein charmantes "Choukran Michel." (Merci Michel) zuwerfen wird. Eine Schauspielerin, die ihr Bild nicht kontrolliert, die nicht ihr Ego pflegt, es lieber vorzieht, über das Stück zu sprechen und, mit einer wahren Großzügigkeit, den Beitrag der einzelnen Partner zu dieser Bühnenversion nach einer von Stefan Zweig im Jahr 1922 geschriebenen Novelle zu unterstreichen.

"In diesem über 25 Seiten langen Brief, von einer Frau geschickt an den Mann, den sie immer heimlich geliebt hat, hat Michael Stampe eine Anpassung für ein Duo von Akteuren gezeichnet - Thomas Cousseau und ich selbst - welche vom Text total respektvoll ist. Und es ist Christophe Lidon, mit dem ich zum 4. Mal zusammenarbeite, der es im théâtre des Mathurins  inzenierte.“ Das Stück lief dort während des ganzen Jahres 2011. Und wird Anfang 2013, nach dieser außergewöhnlichen Station im Libanon, auf eine Provinztour durch Frankreich gehen.

Zunächst  war sie zurückhaltend "die Geschichte von tödlichen und zerstörerischen Leidenschaft" zu interpretieren, denn „ich war soeben aus einer so genannten dramatischen Rolle gekommen“, sagte sie. Sarah Biasini hat dort trotzdem alle Stimmen gesammelt. Sowohl jene der Kritik als auch der Öffentlichkeit, die einstimmig die Qualität und die Intensität ihres Spiels begrüßt hat.
Hätte sie gemeinsame Punkte mit ihrer Figur?
„Oh wie sie mochte ich Männer ohne es ihnen zu sagen und wie besessen.
Verheiratete Männer, unmögliche Situationen mit ihren von Trugbildern und Projektionen geprägtem Schicksal. Es war entsetzlich, aber das hat mich glücklicherweise nicht zerstört. Der Beweis… “ ruft sie schelmisch mit  einem  kristallklaren Lachen.

Eingeholt durch Ihre Gene

Ein Lachen, ein Lächeln, das man nicht mit dem ihrer Mutter als Ikone in Verbindung bringen kann. Die mythische Romy Schneider, die starb, als Sarah erst 4 Jahre alt war und man ahnt die Auswirkungen, die ihre Anwesenheit / Abwesenheit auf ihr Leben hatte. Mit ihrer verhältnismäßig späten Entscheidung des Karrierebeginns. "Eigentlich fing ich mit dem Studium der Kunstgeschichte  an der Sorbonne, an, weil ich mich für den Beruf der Restauratorin bestimmt sah. Mir gefiel die Idee an der Erhaltung von Werken zu arbeiten, Dinge zu reaparieren.
Und dann, mit 24, bevor es zu spät ist, entschied ich mich nicht unglücklich zu sein und zu  tun, was ich schon immer tun wollte: Schauspielerin zu werden. Ich besuchte Kurse am Lee Strasberg Institute in Los Angeles und das Actors Studio in New York und zurück in Frankreich, begann ich."
Schließlich entscheidet man sich nicht, Schauspielerin zu sein, um  "Sachen zu reparieren?". Zögern. Sie denkt einen Moment nach, bevor Sie einen festen "Nein" hinzufügt. "Denn ich denke, dass man weit gehen muss, um gut zu spielen. Man muss bereits an sich gearbeitet haben, um sich in seinem Kopf wohl zu fühlen. Obgleich man auch die Tiefs gekannt haben muss," fügt sie geheimnisvoll hinzu.
Eingeholt durch ihre Gene, die Tochter, Enkelin und Urenkelin von Akteuren, selbst Schauspielerin seit 2004, auf Bühne und Film-Sets mit einer Vorliebe für die Rollen von facettenreichen Charakteren. Die Wahl von "intelligenten Stücken und Filmen", die sie, jedoch zu oft nach ihrem Geschmack ins dramatische Register verbannen. Wäre das auch eine Art mütterlicher Erbschaft?
"Absolut nicht, widerlegt sie, ich mache ganz einfach das, was man mir anbietet. Es stellt sich heraus, dass in letzter Zeit ein dramatisches Stück dem nächsten folgte. Andererseits plane ich ein Komödienprojekt, das mich erfreut, und das sich im Prinzip im nächsten Januar verwirklichen müsste."
 
Übrigens, im dramatischen Register, hat sie abgelehnt, die Rolle von Romy im Biopic zu spielen, das Gérard Danon und seine Tochter Géraldine produzieren und anlässlich des 30. Todestages realisieren.
Ein Film für dessen Dreharbeiten Sarah Biasini trotzdem ihr Einverständnis gegeben hat, "weil es Vertrauenspersonen sind. Und das Bild von Romy Schneider gehört allen ...
Aber dies bedeutet, dass ich die Rolle ihres Lebens, das Leben meiner Familie, meiner Verwandten auf dem Bildschirm weder sehen noch interpretieren kann.
Das ist meine Mutter, und in diesem Zusammenhang gibt es  Dinge, die  
möchte ich nur  für mich behalten ... " Sagt sie.

* Titel eines Films von Costa-Gavras mit Romy Schneider.

** Einzige Vorstellung an diesem Abend um 21 Uhr. Freier Eintritt

 

 


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